L’épouvantail et la marionnette

Déclaration d’entre deux tours : Le combat continue !

L’épouvantail et la marionnette.

Non, ce n’est pas une fable de La Fontaine, c’est bien la triste réalité du choix qu’il nous reste pour le second tour de la Présidentielle.

Ce n’est pas faute d’avoir investi le terrain des idées, ni d’avoir cessé de convaincre, chaque jour, dans la rue et à chaque meeting de Jean-Luc Mélenchon, que le seul programme cohérent, social, écologique, humaniste, est celui de l’avenir en commun. Et c’est ce programme que nous continuerons de porter et de promouvoir, d’abord lors des Législatives, puis tout au long du prochain quinquennat.

Les deux projets de société qui nous sont proposés le 07 mai ne sont pas compatibles avec nos valeurs progressistes, humanistes et écologistes : Jean-Luc Mélenchon déclarait récemment lors des Mardis de l’Essec, que « le système capitaliste, dans sa phase actuelle, financiarisé, est un système intrinsèquement immoral et mauvais.” C’est le projet que porte Emmanuel Macron, l’homme qui voudrait que la jeunesse française rêve d’être milliardaire. Il ne comprend pas ou ne veut pas comprendre que l’accomplissement de ce rêve d’accumulation de quelques-uns se fait obligatoirement au détriment du plus grand nombre, engendrant une dégradation sociale et écologique, quelque part dans le monde.

Nicolas Hulot déclarait à ce sujet, lors de la campagne de 2012 que le libéralisme économique était incompatible avec l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique, contre la dégradation des écosystèmes, contre la perte de biodiversité.

Dans cette affaire, le Front National et sa vision anti-humaniste de la société, basée sur le rejet de l’autre au regard de ces origines ou de sa religion, continue d’être l’épouvantail de ce système financier, qui permet à tous les partis qui se succèdent au pouvoir depuis 30 ans, de poursuivre la même politique libérale, de casse sociale et de destruction des services publics, engendrant la dégradation des conditions de vie de nos concitoyens.

Bien sûr, pour être parfaitement clair, nous rejetons totalement cette vision étroite de la société FN, que Marine Le Pen essaie de nous « vendre » en la déguisant de discours sociaux, qu’elle pioche souvent dans les mesures de notre programme, mais sans avoir aucunement l’intention de les mettre en oeuvre.

Alors voilà dans quelle situation nous nous trouvons, à quelques jours de ce second tour. Une chose est certaine et nous ne cessons de le répéter même si c’est une évidence pour nous tous qui militons au sein de la France insoumise, au vu de notre histoire et de notre parcours politique : aucune voix ne se portera sur la candidate du Front National.

Ceci étant clairement réaffirmé, nous allons continuer à lutter, dès le lendemain du second tour,  contre cette politique de destruction sociale que nous promet E. Macron, et pour défendre les droits sociaux, comme nous l’avons fait en ce lundi 1er mai à Montpellier et partout en France aux côtés des syndicats, en réalisant une belle démonstration de force. Car c’est cette politique de casse sociale qui fait le lit du rejet de l’autre et qui, année après année, nous rapproche d’une victoire du nationalisme voire du fascisme, abaissant le niveau de vie des Français, détruisant nos services publics, en particulier dans la ruralité, et dégradant la qualité de vie dans les banlieues des grandes métropoles.

Après ce second tour, on nous promet une grande coalition à l’allemande, tant rêvée par le monde de la finance depuis des années en France : supprimer les frontières politiques pour pouvoir appliquer une seule et même politique libérale. Mais à vouloir jouer avec l’épouvantail, le vote et la démocratie, c’est bien le Front National que la marionnette du système peut finir par conduire droit au pouvoir.

Au vu de la qualité de la campagne menée entre les deux tours et vu le niveau du débat télévisé d’entre deux tours, le système va sans doute revenir à la charge vers nous, pour nous appeler à sauver le soldat Macron, pour sauver la démocratie.

C’était en effet un bien triste débat et les 2 candidats restants n’ont décidément pas montré qu’ils avaient le niveau requis pour diriger la France. Alors certes, nous, peuple de France, sauverons la démocratie, lors de ce deuxième tour. Mais les 11 et 18 juin, nous avons l’opportunité, grâce à vous, de corriger ce deuxième tour par un troisième, celui des Législatives. Ce troisième tour sera notre porte de sortie, vers le haut, avec la France insoumise.

Nous appelons donc tout le peuple de gauche à rester uni et à se renforcer derrière nous, derrière le mouvement de la France Insoumise, pour vaincre le FN et la Finance.
Les 11 et 18 juin, nous pouvons devenir la première force politique à l’Assemblée nationale, si nous restons mobilisés derrière notre candidat Jean-Luc Mélenchon.

 

Stéphane Vidal
Candidat France Insoumise aux Législatives
3e circonscription de l’Hérault.