Réaction à la composition du gouvernement

Communiqué de presse

Stéphane Vidal et Marie Moncada
Candidats de la France insoumise aux législatives, 3e circonscription de l’Hérault.

Le greenwashing du gouvernement Édouard Philippe

Voilà, fin du suspense. Après la nomination de M. Edouard Philippe à la tête du gouvernement lundi, c’est le reste de l’équipe gouvernementale qui vient d’être officialisée.

Finalement, pas de réelle surprise, sauf une : la nomination et l’acceptation de Nicolas Hulot à participer à ce gouvernement, aux couleurs par ailleurs très libérales.

Dans les premières déclarations de son communiqué, M. Hulot explique qu’il est prêt à “tout tenter”, au vu de l’urgence de la situation en termes d’écologie, y compris donc à intégrer un gouvernement libéral, quoiqu’il déclarait en 2012 que le libéralisme économique était incompatible avec l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique, la dégradation des écosystèmes et la perte de biodiversité. Soit… Mais alors, que va-t-il faire dans cette galère, sous la responsabilité d’un Premier ministre, ancien cadre d’Areva et opposé aux lois sur la transition énergétique et sur la protection de la biodiversité ?

Comment ne pas relever également que tous les principaux portefeuilles ont été “négociés et distribués” à tous les représentants de l’ancien système ? Sur les dix principaux ministères, on trouve 3 membres du Parti Socialiste, 2 MODEM dont M. Bayrou, qui avait déclaré ne pas apporter son soutien à M. Macron contre un poste de ministre, et un républicain (LR) M. Bruno Le Maire.

Et pour ceux qui doutaient encore de la politique libérale qui se profile en cas de majorité confirmée à l’Assemblée nationale dans un mois, M. Le Maire sera secondé au Budget par le sarkozyste Gérard Darmanin (LR). Avec un 1er ministre juppéiste, autant dire que la cohabitation a déjà commencé, à droite, pour ce qui concerne la politique économique et sociale.

La nomination de Nicolas Hulot à l’Environnement ressemble fort à un mirage, une illusion d’optique destinée à tromper les électeurs. Ce n’est pas de la politique, c’est de la communication, du “Greenwashing”, comme le font les grandes multinationales Total, BP, Mc Donald, LVMH, etc… souvent d’ailleurs dans le cadre de la politique RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Ici, le gouvernement met un coup de pinceau vert, pour masquer la couleur libérale, anti-sociale et pro-nucléaire de la politique à venir. Et dans ce gouvernement, M. Hulot est l’arbre qui cache la forêt.

Dans ce contexte, Nicolas Hulot se retrouvera très vite devant un choix compliqué : soit renier ses engagements, soit claquer la porte.

Au final, ce gouvernement, soutenu par le MEDEF, est un gouvernement “bric-à-brac”, qui recycle tout le vieux système politique, en lui changeant son nom, mais pour ne rien changer.

Encore une fois, dans les législatives qui arrivent, nous le répétons, le seul programme humaniste, solidaire, écologiste, est porté par la France insoumise, dans l’Avenir en commun.

Sur la troisième circonscription de l’Hérault, les 5 candidats LR, En Marche, PS, sont les candidats de la même politique. Le combat est donc clair : faire triompher le Nouveau Monde, celui de “L’Avenir en commun”, non pas en paroles, mais en actes, non pas par la communication, mais par l’action politique. Avec la force du peuple, tout est possible.