Inégalités et Politique

Les inégalités en Europe : Le lien entre la politique et les inégalités.

Le coefficient de GINI – Définition INSEE : « L’indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique d’inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie…). Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d’égalité parfaite où tous les salaires, les revenus, les niveaux de vie… seraient égaux. À l’autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible, celle où tous les salaires (les revenus, les niveaux de vie…) sauf un seraient nuls. Entre 0 et 1, l’inégalité est d’autant plus forte que l’indice de Gini est élevé. »

Dans la période après guerre, le coefficient de GINI, indicateur qui donne une mesure des inégalités donc, était en France supérieur à celui des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Il a progressivement diminué jusqu’à se retrouver à la fin des années 90, avant la crise financière de 2000-2001 et le dégonflement de la bulle des valeurs technologiques liées à Internet, à environ 0,28, presque au niveau des Pays les moins inégalitaires d’Europe, telles la Suède ou la Finlande (0,25), alors qu’en Grande-Bretagne et aux États-Unis, avec l’arrivée des néoconservateurs ultralibéraux (M.Thatcher et R.Reagan) dans les années 80, ce coefficient est remonté en flèche jusqu’à atteindre respectivement 0,36 et 0,48 dans ces deux régions du Monde.

Après 2010 en France, après être remonté jusqu’en 2011 à environ 0,31 (avec entre autres les baisses d’impôts pour les plus riches sous Chirac et Sarkozy), cet indicateur commençait enfin à redescendre un peu (oh, à peine !), vers 0,29 en 2013, au moment où est pris le « fameux » virage social-libéral du gouvernement (je serais tenté de dire : « comme par hasard ! »).

Les principales explications données à sa diminution entre 2012-2013 sont la baisse des revenus financiers après la crise des subprimes pour le décile des plus hauts revenus (les 10% les plus riches), mais aussi les quelques mesures gouvernementales appliquées au début du gouvernement Ayrault en 2012 (hausses d’impôts, et en particulier la création d’un taux à 45 % pour l’impôt sur le revenu et la taxe à 75%, le plafonnement des niches fiscales, la baisse du plafond du quotient familial, l’imposition des revenus du capital au barème de l’impôt sur le revenu).

À partir de 2013, cette réduction des inégalités semble s’être arrêtée et les inégalités s’accroissent à nouveau. Aujourd’hui, la France est un des pays d’Europe où l’on trouve le plus de millionnaires et le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté augmente. Le revenu moyen stagne et celui des 20% les plus pauvres diminue même.

Alors, à quoi bon continuer sur un modèle de régression sociale et d’austérité budgétaire qui aboutit à ce résultat d’accroissement des inégalités et de la pauvreté. Seuls quelques pourcents de la population (5 à 10% maximum en fait) pourrait se satisfaire de ce modèle, à condition, soit de ne pas s’intéresser aux autres et à l’intérêt général, soit de rester persuader que ce modèle permet de réduire ces inégalités (ce que les chiffres présentés ci-dessus infirment).

On peut donc dire ce que l’on veut, y compris sur les statistiques, mais « les faits sont têtus », comme le disait Olivier Berruyer, dans son livre du même nom, en 2013.

La question qui se pose aujourd’hui est bel et bien de savoir si nous voulons continuer sur ce modèle libéral, porté par de soi-disant « jeunes réformateurs » ou si nous voulons changer de modèle.

(à suivre…)

Stéphane Vidal
Candidat France Insoumise aux Législatives
3e circonscription de l’Hérault.


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