Licenciement abusif : « On prend ses affaires et on s’en va ! » ou « Comment légaliser le licenciement abusif ».

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Les divisions, les stratégies syndicales parfois, le découragement, mais peut-être surtout l’attentisme des français dans cette période post-électorale fait qu’aujourd’hui la Loi (contre le) Travail est désormais actée. Désormais, les décrets d’application sortent les uns après les autres.

Et comme plus personne ne réagit et que les médias corrompus idéologiquement ne servent plus à diffuser l’information mais juste à lancer des flots de communication ininterrompus, pourquoi M. Macron et son gouvernement se gêneraient-ils pour aller encore plus loin dans l’ignominie ? Il faut tomber sur une information d’Europe 1 pour en entendre parler… un comble… Merci M. Lagardère !

En attendant donc la future loi sur la transformation des entreprises, censée rééquilibrer les pouvoirs entre les actionnaires et les salariés, un décret sur la 3ème ordonnance de la loi travail détermine que : « Après un licenciement, s’il le souhaite, l’employeur peut préciser les motifs de licenciement. » Oui ! Vous avez bien lu, c’est bien écrit « s’il le souhaite », noir sur blanc. Les choses ne peuvent être plus clairement dites. Si un patron souhaite vous licencier demain sans aucune justification, il le peut désormais. Il sait juste qu’il faudra qu’il débourse une certaine somme définie par la loi et limitée par un plafonnement légal.

Avouez que la différence avec le licenciement à l’anglo-saxonne devient fine comme du papier à cigarette !

Alors, on continue ou on s’arrête là ??


Stéphane Vidal

Sources : Europe 1

http://www.europe1.fr/societe/lemployeur-peut-desormais-preciser-le-motif-du-licenciement-apres-notification-3523280